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Hiver 2010 - 20e édition
Mot du président
de Philippe Le Blanc
2000 - 2010 : Une décennie qui fera l'histoire
La décennie 2000-2010 est terminée -
ouf! Avec le recul, je crois que l'on pourra sans doute dire que
cette décennie aura été la pire depuis celle
des années 30, du moins pour les investisseurs. Elle a été
le théâtre de deux des pires krachs boursiers de l'histoire,
à commencer par l'éclatement de la bulle techno qui
a fait chuter l'indice Nasdaq de près de 77 % entre février
2000 et septembre 2002. Encore aujourd'hui, cet indice est à
moins de la moitié de son sommet de 2000. Et que dire du
krach de 2008-2009 qui, à son pire moment, avait effacé
56 % de la valeur de l'indice
S&P 500?
Du point de vue économique, la dernière décennie
a été témoin de deux récessions aux
États-Unis, celle de 2002 qui, avec le recul, s'est avérée
somme toute modeste, et celle de 2009 qui a été beaucoup
plus sévère. En outre, l'éclatement du marché
immobilier américain à partir de 2008 a pratiquement
mené au détraquement du système financier mondial.
Enfin, il ne faudrait pas oublier les événements
tragiques du 11 septembre 2001 qui ont complètement remodelé
les relations géopolitiques internationales et mené
les Américains à la guerre sur deux terrains, en Irak
et en Afghanistan.
2009 a été tout aussi riche en rebondissements. Je
dirais même qu'elle a su tester la confiance et la discipline
de tous les investisseurs, nous les premiers. Au cours de cette
année, les investisseurs sont passés par toute la
gamme des émotions, de la panique au début de l'année,
au soulagement vers le milieu, puis à ce qu'on pourrait presque
appeler l'euphorie à la fin. En effet, malgré un début
d'année très négatif, l'indice boursier canadien
a clos 2009 avec un rendement de + 30,7 %.
Rétrospectivement, la pire erreur aurait donc
été de vendre toutes ses actions pendant les moments
sombres de la fin 2008 ou du début 2009. Au contraire, le
moment était propice aux achats. À tout le moins,
il fallait conserver ses actions.
Comme nous le mentionnions dans le numéro de la Lettre financière
de janvier 2009, " que ce soit pour les actions ou les obligations
corporatives, il semble que les investisseurs soient devenus allergiques
à toute forme de risque. C'est de ce côté qu'un
investisseur à la recherche d'aubaines doit se tourner ".
Il aurait été facile de prendre panique
et de vendre sans discrimination au début de 2009. C'est
malheureusement ce que certains investisseurs ont fait. De notre
côté, nous avons au contraire profité de l'affolement
pour acheter davantage. C'est sûrement notre meilleur coup
de 2009.
De fait, notre méthode d'investissement fondée
sur le Système COTE 100 ne nous a jamais mieux servis qu'au
cours de cette période de krach boursier. Et pour cause.
Imperméable aux tempêtes, le Système COTE 100
a continué de nous orienter principalement vers des sociétés
très rentables, oeuvrant dans des secteurs peu affectés
par l'économie et surtout, en excellente santé financière.
Crise ou pas, ces sociétés étaient certaines
de traverser la tourmente.
À l'aube d'une nouvelle décennie, nous
gardons en tête les éléments qui ont fait notre
force au cours des dix dernières années : le Système
COTE 100, la prudence, une vision d'investissement à long
terme et une communication constante avec nos clients. C'est dans
cette optique que nous lançons notre nouveau service COTE
100 - Gestion Conseil (voir en pages 2 et 3).
Philippe Le Blanc, CFA, MBA
Président de COTE 100
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